Construire des ponts pour le Québec et le Canada

Construire des ponts pour le Québec et le Canada

LiQ_Mag_Dec_2014Cet article est d’abord paru dans l’édition de décembre 2014 de Life in Québec Magazine.  Voulez-vous recevoir votre copie?

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Une visite au bureau de circonscription de Denis Blanchette, député de Louis-Hébert, montre immédiatement un goût éclectique pour l’art. Une inspection plus rapproché révèle au visiteur que toutes les œuvres sont d’artistes locaux, et c’est exactement comme ça que M. Blanchette aime les choses.

Même si ce fidèle du Nouveau Parti Démocratique porte fièrement une cravate orange pour signaler son affiliation, les couleurs qui adornent ses murs représentent une promotion fière et non-partisane du talent créatif de ses électeurs.

De temps en temps, il est l’hôte d’un vernissage pour apporter plus d’aide aux artistes. C’est sa façon de redonner à la communauté qui l’a élu pour représenter ses besoins et intérêts à Ottawa.

On pourrait dire qu’il construit des ponts, un sujet qui revient rapidement à l’avant quand M. Blanchette parle des priorités des électeurs qu’il sert. C’est ce qu’il prescrit pour résoudre les difficultés auxquelles fait face la population grandissante de Québec.

Denis_Blanchette_OttawaTandis que les Montréalais s’occupent de débattre des mérites du mal-aimé Pont Champlain, M. Blanchette – comme les maires de Québec, Régis Labeaume, et de Lévis, Gilles Lehouillier – trouve lamentable l’état du Pont de Québec. Il dit que le gouvernement fédéral et les autres groupes responsables ont négligé la structure depuis beaucoup trop longtemps.

Reconnu comme le plus long pont de type cantilever au monde et une merveille d’ingénierie, le Pont de Québec aurait dû être astiqué au fil des années pour devenir le bijou de la couronne de la ville, plutôt qu’être laissé à la rouille et dans un si piètre état suggère-t-il.

Les maires mettent la pression sur le Canadien National, propriétaire du pont, pour respecter son plan, depuis longtemps abandonné, de peinturer la structure. Cela, même si une décision de la cour a absous le CN de cette obligation. Pour sa part, M. Blanchette met au moins une partie du blâme sur le dos du fédéral.

« Les libéraux ont commencé la négligence et les conservateurs n’ont pas fait mieux. Maintenant nous avons une honte nationale, une disgrâce, » dit-il. « Ce qui est probablement le plus fascinant est que c’est un pont qui va vers la rive sud, qui est conservatrice, mais est-ce que les conservateurs en parlent? Non. »

Naturellement, M. Blanchette critique les changements de politiques récentes des conservateurs au pouvoir. Parmi celles-ci il y a les coupures au budget de Radio-Canada et l’élimination progressive de la livraison de poste à domicile.

Avec les sondages les plus récents qui prédisent une course à trois dans la prochaine élection, et avec l’appui du NPD à la hausse ou au moins stable, il a beaucoup d’espoir pour le changement.

Il souligne la soi-disant « vague orange » de la dernière élection, dans laquelle le parti a fait de grands gains au Québec, comme indication de l’élan qui continue à s’accroitre au NPD, tant à l’intérieur du parti que dans ses alentours.

« En 2011, Thomas Mulcair disait que le NPD élirait entre cinq et 11 députés, » se rappelle M. Blanchette. « Les gens ont ri de lui, mais nous savions que c’était réaliste. Tout ce qu’on ne savait pas était si ça se traduirait en votes. Ça c’est fait. »

À l’époque, la vague orange était tant vue comme un appui à l’ancien chef du NPD Jack Layton qu’à un vote to protestation contre les partis plus traditionnellement enracinés. M. Blanchette croit que cela ne devrait avoir aucun impact sur les chances du NPD d’avoir du succès quand les Canadiens iront aux urnes l’an prochain.

« Le chef est toujours important, et les gens étaient très ouverts à M. Layton, mais il n’était pas seul, » dit M. Blanchette. « Nous avions une offre politique pour le Québec que les Québécois voulaient. C’était une offre d’optimisme et d’espoir. Les gens voulaient quelque chose de positif. Ils voulaient un gouvernement qui travaillerait pour eux, et c’était ça l’offre. »

La mort de M. Layton suite à un cancer quelque temps après l’élection de 2011, et la montée subséquente de M. Mulcair comme chef du parti et chef de l’opposition officielle, a changé la face du NPD, mais pas ses principes, maintient M. Blanchette.

« La connexion au chef du parti est essentiel, et chaque chef apporte sa couleur à la chefferie, mais ce sont les politiques qui font la différence, » dit-il. « Nous avons une nouvelle couleur, mais c’est encore l’orange. »

LiQ_Mag_Abonnez-vousQuand le parti a élu M. Mulcair pour succéder à M. Layton, c’était avec l’intention d’être une menace crédible au gouvernement conservateur du Premier Ministre Stephen Harper, et c’est ce que M. Blanchette s’attend à voir en octobre 2015 quand les Canadiens iront voter.

« Depuis quatre ans, nous avons travaillé très fort, à l’intérieur et à l’extérieur du parlement, » dit-il, notant que lui et un gouvernement NPD continuerait à représenter les intérêts du Québec et de Québec à Ottawa.

« Québec est la ville la plus visitée, et aucune ville pose autant de questions au parlement que Québec. Je suis fier que, toute proportion gardée, notre ville reçoive tant d’attention. »

Il dit qu’il continuera à se tenir debout pour ses électeurs, donnant voix aux intérêts locaux tout en participant aux débats sur des questions nationales plus vastes. Des fois, les questions sont les mêmes, touchant tant l’artiste local dont l’œuvre adorne son mur qu’un retraité à l’autre bout du pays.

Il donne comme exemple la décision des conservateurs de couper la livraison du courrier directement à la maison. Cette décision, qui a été portée devant les tribunaux par le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, est un exemple de ce qu’il croit être la direction actuelle du gouvernement fédéral pour le pays. Ceci est à l’encontre de la direction qu’il croit que le pays devrait prendre.

« Les travailleurs savent et comprennent que la société doit évoluer. Avec internet, nous n’écrivons plus de lettres – mais devons-nous vraiment retourner au 19e siècle?

M. Blanchette espère que les Canadiens voteront pour faire avancer le pays d’un siècle ou deux.

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Michael Bourguignon

Michael Bourguignon is a language instructor, writer, editor, translator, narrator, and amateur stage actor. He is available for children's parties.

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