Jacob Sweeney – Rien n’est impossible

Jacob Sweeney – Rien n’est impossible

LiQ_Mag_Mar2013_CoverThis article first appeared in the March 2013 issue of Life in Québec Magazine.
Life in Quebec Magazine is a lifestyle publication covering the Quebec region and is currently published at least 3 times per year.

Subscribers have their copies mailed directly to them.

You can subscribe here to guarantee your copy.


Par Jason Enlow

« C’est dommage que les jeunes ne sachent que faire de la jeunesse » sont les mots du dramaturge irlandais George Bernard Shaw. Malheureusement, il n’a jamais eu la chance de rencontrer Jacob Sweeney, 17 ans, de Québec. Jacob joue à la défense pour les Wildcats de Moncton dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Il mesure 6 pieds et 5 pouces, pèse 213 lb et tir de la gauche. Christian Deblois, ancien dépisteur régional de Québec pour les Wildcats de Moncton, se souvient avoir vu Jacob sur la glace. « Il avait 15 ans et jouait pour les Cyclones de Québec. On voyait bien qu’il était intelligent sur la glace : il avait une bonne vision et comprenait le jeu ». M. Deblois continue, « Jacob était un atout important pour les Wildcats. Aller le chercher chez les Tigres de Victoriaville s’était du vol ». Cette année, étant son année de repêchage, la LNH espère peut-être faire son propre vol.

Jacob-Sweeney-Hockey« Avec sa taille et son talent, plusieurs équipes vont l’aborder »,dit le père de Jacob, Ed Sweeney. « Il a déjà passé une entrevue avec une équipe de la LNH et a envoyé des vidéos de matchs à trois autres ». M. Deblois est d’accord, les recruteurs de la LNH l’ont dans leur mire. « C’est un bon défenseur, très mobile, et il sait contrôler la rondelle ». Il a commencé à apprendre le sport à un jeune âge.  « Quand j’avais 3 ou 4 ans, mon père a fait une patinoire dans la cour », dit Jacob. « Chaque soir, toute la famille était dehors à patiner et c’est devenu une passion pour moi ». M. Sweeney a su très tôt que Jacob avait du talent. « Jacob est un jeune intelligent et il comprend bien les systèmes d’équipe complexes. »

Le futur de Jacob est prometteur, bien que ça n’ait pas toujours été facile pour lui.  « J’étais si mauvais en français que je devais suivre des cours avec des professeurs privés. Je faisais des travaux plus faciles que les autres enfants. C’est vraiment au secondaire que j’ai commencé à l’apprendre. Je faisais rire de moi quand je jouais dans une équipe de hockey parce que je ne parlais pas français ». Il dit avoir choisi d’ignorer les moqueries. « La plupart du temps, je ne comprenais même pas ce qu’il me disait de toute façon ». Jacob n’a pas abandonné et ses professeurs de français du primaire s’en souviennent : « en classe, il parlait français tout comme un joueur de hockey. Il était plaisant à taquiner, très facile à vivre ».

Cette attitude complaisante et travaillante a été récompensée. Sortir bilingue de Quebec High School l’a aidé à Moncton. M. Sweeney explique, « Il a dû s’inscrire en 12e année et il a choisi une école secondaire française, l’École l’Odysssée. Il a reçu plus de crédits pour ses cours suivis à Québec ce qui signifiait que son année scolaire serait plus facile tout en jouant au hockey dans la ligue junior. Le niveau de français qu’il avait sortant du système anglais à Québec l’a muni des outils nécessaires pour réussir dans sa langue seconde ». Jacob prend le bilinguisme au sérieux. « Quand tu sors du Québec, la langue universelle c’est l’anglais. Il y a des gens au Québec qui essaie de se battre contre le fait de parler anglais, mais il ne réalise pas les avantages qu’il y a à pouvoir parler deux langues ». M. Deblois est d’accord, spécialement puisque plus que la moitié des Wildcats sont de Québec. « Ça lui permet d’avoir sa place. Son leadership et son habileté à parler autant français qu’anglais font de lui la parfaite personne-ressource ».

Jacob-Sweeney-BasketballLe Nouveau-Brunswick semble être le meilleur endroit pour Jacob, du moins pour le moment, mais ça ne signifie pas que la distance est amusante. « Tout de mon chez moi me manque ; mes amis, ma copine et ma famille. Je ne les vois pas très souvent. C’est difficile ». M. Sweeney renchérit, « C’est vraiment difficile parce que de nos 6 enfants, il est le premier à prendre son envol.  Skype, Facebook et les messages textes nous permettent de rester en contact. Une bonne chose est qu’il a une merveilleuse famille d’accueil. Ils accueillent des joueurs depuis 15 ans ». Évidemment, Jacob y voit un côté positif. « Être loin de la maison et ne pas connaître beaucoup de gens me permet de me concentrer plus sur mes objectifs ».

Qu’est-ce qui permet à Jacob de rester motivé ? « La pression d’essayer de passer à l’étape suivante : la LNH. C’est ce qui me pousse à continuer et à travailler fort parce que ce rêve est quand même accessible ». Ça et se garder en forme. Pendant la saison de hockey, Jacob reste en forme en pratiquant tous les jours, en jouant des parties régulières et en s’entrainant quelques fois par semaine. L’été, il va au centre d’entrainement 6 jours sur 7. Il doit aussi faire attention à ce qu’il mange. « Jacob doit faire la transition entre manger normalement et manger comme un athlète de haut niveau avec les 4 groupes alimentaires de base. C’est quelque chose sur laquelle son entraineur personnel, quand la saison est finie, et le physiothérapeute de l’équipe mettent beaucoup d’insistance », explique son père. « Les joueurs de hockey peuvent perdre de 2 à 7 lb après une partie. C’est important de bien manger et de se réhydrater ». Jacob parle des choses telles qu’elles sont : « Il faut bien manger pour garder la forme. Les critères sont très élevés quand tu es un joueur de hockey ».

Les critères élevés, Jacob les respecte. Un de ses anciens professeurs de Ste-Foy Elementary le résume très bien. « Il était un joueur d’équipe avec une attitude de premier de classe et avec un très bon esprit sportif ». Maintenant qu’il a terminé son secondaire, il planifie suivre des cours universitaires en ligne. Le semestre prochain, il entend aller à l’université de Moncton. Comme il le dit : « Je rêve toujours de jouer pour la LNH. Si ça ne fonctionne pas, j’ai d’autres options de carrière; entraineur personnel, avocat ou peut-être enseignant, mais je ne suis pas encore sur ». Le joueur no 4 n’a peut-être pas encore toutes les réponses, mais il a des conseils.

« Suit tes rêves. Même si tu crois qu’ils sont impossibles, tu ne sais jamais ».
LiQ_Mag_Subscribe_Banner

About Author

Jason Enlow

Jason Enlow is a Special Education Technician at an English elementary school. He was born in Montreal, Quebec and grew up in Burlington, Ontario. Jason studied Radio and Television at Ryerson University in Toronto. His previous employers include CityTV, CBC, The Weather Network, and Global Television. He’s worked as a DJ, camera operator, musician, teacher, translator and video game content designer. Jason moved to Quebec City in 1997 where he still lives today with his wife and three sons.

Write a Comment

Only registered users can comment.